Bellmanssällskapet
 




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Le Stockholm de Bellman

La poésie de Bellman se réfère quasiment autour de la région de Stockholm; dans les mémoires de l’amiral Carl Tersmeden, il est décrit comme étant ”le célèbre poète de la capitale”. Malgré la disparition de Carl Michael Bellman depuis plus de deux siècles, on trouve nombre d’endroits dans la capitale qui ont influencé sa vie ou poésie et qui ont gardé un certain caractère du temps de ce poète.
Trouvez ci-dessous, en images et avec de courts commentaires, un nombre d’endroits ”intacts” ayant rapport à Bellman.

Un peu plus de 50 de ces endroits sont illustrés dans le livre Bellman var där, Stockholm (1997), écrit par les membres de la direction de l’Association de Bellman. Le livre est en vente via notre association ici.


Texte et photo: Bo G. Hall

Värdshuset Klubben [La taverne ”Klubben”]
A Mälarhöjden, près du sud-ouest du lac Mälaren, une dizaine de kilomètres de Stockholm, se situe la presqu’île Klubben, longtemps un havre pour les marins. Bellman la visitait souvent en raison de la famille qui habite à la ferme Hägersten. Dans le numéro 42 de Fredmans Epistel, il est décrit comment les hôtes jouaient aux cartes à l’auberge de Klubben, pourtant inhabituel pour être Bellman, sous un véritable hiver où « det snögar och blir kallt » (« il neige et fait froid ») et  « Vargar tjuta öfver alt »  (« les loups hurlent partout »).
Mälarhöjden, Stockholm



Texte et photo: Bo G. Hall

Fader Höks krog [La taverne du père Hök]
Près de l’auberge Klubben à Mälarhöjden, il y avait à l’époque où Bellman vivait, une taverne un peu modeste, appartenant au père Hök. La taverne est décrit dans le numéro 49 du Fredmans Epistlar. Le père Hök souhaite la bienvenue au groupe qui vient par bâteau sur le lac Mälaren qui grouille d’autres navires. Cette scène est souvent décrite par le poète d’une façon affectueuse. Des mots célèbres comme « Minsta vinkel osar finkel » (« Chaque coin sent l'alcool ») font référence aux chaudières mijotantes d’eau-de-vie dans les maisons situées le long des plages.
Mälarhöjden, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Hägerstens gård [La ferme de Hägersten]
L’avocat Claes Arrhén von Kapfelman était marié à la soeur aînée de Bellman Catarina Christina. Il a acheté la ferme Hägersten en 1765, où le poète était souvent invité. La ferme est située juste en dehors du centre d’Axelsberg. Les visites de Bellman à cet endroit ont laissé beaucoup de textes. Par exemple, le numéro 65 dans Fredmans Sånger, qui est une lettre en vers à l’ami et au bienfaiteur Elis Schröderheim. Celle-là contient une description amusante d’une scène de chasse ayant lieu le 5 juin 1777 à Hägersten.
Axelsberg, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Årsta gård [La ferme d’Årsta]

Pendant une année de sa jeunesse, Bellman habitait chez ses parents à la ferme d’Årsta. Vers la fin de sa vie, il renouait le contact avec le milieu et à la souveraine de ce milieu Märta Helena Reenstierna, qui a écrit le fameux journal Årstadagboken. Il a présenté ses propres vers lors des fêtes de feraison et elle l’appelait par son « propre poète de la ferme ». Quand Bellman était en prison en 1794 au château royal à Stockholm, elle lui envoyait une bouteille de vin aux cerises comme consolement.
Årsta, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall


Faggens krog [La taverne de Fagge]
Sur la rue Gaveliusgatan près du parc Vitabergsparken au Södermalm ce trouve ce bâtiment dans lequel la famille Fagge entretenait un restaurant très apprécié. Dans Fredmans Epistel n:o 55, il est décrit comment un groupe joyeux passe son temps avec le jeu de quilles et autres divertissements.
Gaveliusgatan 5 A, Södermalm de l’est, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Fågelsången [La ferme de Fågelsången]
Bellman faisait souvent des visites en dehors de Stockholm de l’époque, dans ce qui est maintenant la banlieue Hägersten. Il visitait volontiers la ferme situant à l’extrémité du lac Trekanten. Cette ferme était habitée par sa petite soeur Fredrika Eleonora et son mari Georg Stiernhoff qui était trésorier du château.
Ne vous laissez pas tromper: ce qui a l’air d’être le bâtiment principal est en fait juste une coulisse de fond. L’aile droite est la véritable maison d’habitation.
Gröndal, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Ekensberg [La taverne Ekensberg]
Au 18ème siècle, la principale voie maritime du lac Mälaren vers Stockhom était bordée de tavernes faisant le bonheur des navirs. L’une des plus connues se trouvait dans cette maison à  Ekensberg, au Gröndal de nos jours. Bellman décrit la vie d’ici dans Fredmans Epistel n:o 48: le bruit sourd des quilles couvre les ronflements d’un client dormant avec une pierre (!) en guise d’oreiller.
Ekensberg, Liljeholmen, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Stadsmuseet [Le musée de la ville]
Le musée de Stockholm au Södermalmstorg est logé dans un palace magnifique qui dans le temps de Bellman était l’hôtel de ville de la partie sud de la ville. Dans cet endroit, il y avait une taverne où le poète s’y rendait volontiers. C’est là que se rencontraient les membres de Augustiorden (l’Ordre d’août), sous la présidence de Bellman. L’Ordre d’août s’est formé dans le but de louer la famille royale et le roi Gustave III . On célébrait le jour de fête de Gustave III, son anniversaire et le jour de la révolution. Lors de cette occasion, le poête écrivait: « Lefve Gustaf, vår Kung, vår Far! Så länge blod än finns i någon åder quar, Så rinne det till hans försvar! » («Vive Gustave, notre roi, notre père! On se battra pour lui aussi longtemps que le sang coulera dans nos veines! »).
Slussplan – La place de Slussen, Södermalm, Stockholm

 

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Källaren Gyldene Freden [La taverne de cave Gyldene Freden]
Ce restaurant légendaire était bien évidemment fréquenté par Bellman. Se trouvant sur la rue Österlånggatan dans la vieille ville Gamla stan, il est toujours en service de nos jours. Entre autre, il avait fait en sorte que c’était le point de départ d’une tournée de tavernes avec « les soldats Bacchi » et qui commence ainsi: « Förgyllda Freden – karl, bliv i leden! Härifrån på stund patrullen går». (« La paix glorieuse – soyez avec nous! C’est de là que la patrouille part. ») Gunnar Hillbom qui est le plus grand chercheur contemporain de Bellman hésite un peu quant à l’authencité de ce texte.
Österlånggatan 51, Gamla Stan, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Krogen Krypin [La taverne Krypin]
L’un des plus connus de Fredmans Epistlar est le numéro 23 « Ach du min Moder! » (« Oh toi, ma mère! »). Il s’agit, pour commencer, d’un matin morne d’un gros alcoolique rempli d’anxiété et de remords dans le ruisseau à l’extérieur de la taverne Krypin près de Järntorget au Gamla Stan. Finalement les portes de la taverne s’ouvrent et l’ambiance change... »Hurra Courage! Lustigt Bagage! Friskt i flaskan, hej! » (« Allez, du courage! Drôle de bagage! Ça y va avec la bouteille! »). L’interprétation de cette chanson est l’une des meillieures de Fred Åkerström.
Järntorget, Gamla Stan, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Gamla Riksbanken [L’ancienne banque centrale]
Dans sa jeunesse, Bellman avait l’intention de travailler pour l’Etat. Il travaillait au Manufakturkontoret et Tullverket (douanes) mais sans plus. A l’âge de 19 ans, il essayait ses chanses au Riksbanken qui était logé à l’époque dans ce bâtiment à la place Järntorget au Gamla Stan. L’épreuve d’entrée a montré qui’il avait du mal à faire la différence entre le numerateur et le dénominateur (!). Sept fois sept, par contre, il le savait. Cela lui a permis de travailler dans cette banque pendant cinq ans.
Järntorget, Gamla Stan, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Krogen Rostock [La taverne Rostock]
Le numéro 45 du Fredmans Epistlar relate d’une bagarre à la taverne Rostock, qui se situe dans cette maison sur la rue Västerlånggatan au Gamla Stan. Mollberg, un des caractères de Bellman,  a été ici attaqué et frappé alors qu’il jouait une mazurka et a fait des commentaires sur la Pologne. Ses attaquants l’accusaient de se mêler de la politique – la division de la Pologne a eu lieu en 1773 – et s’insurgeaient « Hvad fan angå dej Pålens affärer? » (« Qu’est-ce que tu as à foutre avec la Pologne? »).
Västerlånggatan 45, Gamla Stan, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

La maison de Bellman à Stora Nygatan 20
Bellman avait continuellement des problèmes économiques. C’est pourquoi la famille était obligée de déménager souvent. Il habitait à cette adresse avec sa famille entre 1787-1789. C’est là aussi qu’il a écrit la célèbre berceuse « Lille Charles, sov sött i frid » (« Petit Charles, dors bien en paix »), destinée à leur nouveau-né, Carl.
Nygatan 20, Gamla Stan, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

La tombe de Bellman
Bellman est enterré au cimetière de l’église Klara. Son grand tombeau près de la sortie sur la rue Klarabergsgatan est décoré d’un médaillon sur le poète fait par l’ami Tobias Sergel. Le tombeau a été dressé par l’Académie suédoise en 1851. Le fait que Bellman était enterré dans ce cimetière est certain. Par contre, on ne connaît pas l’endroit exact après qu’on ait déterré le cimetière au 19ème siècle.
Klara kyrkogård, Norrmalm, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

La maison de Bellman à Urvädersgränd
Au cours de quelques années très productives au début des années 1735, Bellman louait un appartement dans ce qui est aujourd’hui la maison de l’ordre Par Bricole. Elle se trouve dans la ruelle Urvädersgränd près de la colline de Götgatan. C’est ici que Bellman a écrit les trois quarts de Fredmans Epistlar, entre autres les chefs-d’oeuvre tels que le numéro 33 ”Stolta stad” et le numéro 25 ”Blåsen nu alla”.
Urvädersgränd 3, Södermalm, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Stora Sjötullen
L’île Långholmen revient souvent dans la poésie de Bellman. Sur l’île se trouvait une prison pour les vagabonds et les femmes prostituées. Celle-là figure souvent comme une menace à Ulla Winblad.  Dans le Fredmans Epistel numéro 48 il est décrit que le Stora Sjötullen (les douanes des navires) se trouvait sur l’île.
Långholmen, Stockholm

 


Texte et photo: Bo G. Hall

Stora Henriksvik
Stora Sjötullen sur l’île Långholmen existait encore quelques années au Stora Henriksvik, qui était le bureau et le lieu d’habitation du douanier. Après d’amples rénovations de ce bâtiment, des initiatives privées avec la collaboration de l’Association à la mémoire de Bellman, ont érigé un joli petit musée sur Bellman.
Långholmen, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Apotekarehuset eller Apotekshuset [La maison du pharmacien ou la pharmacie]
La pharmacie a été érigée en 1741 comme maison d’ouvriers et était la première maison de pierre dans la région.  Le décor, composé de peintures dans le style chinois du 18ème siècle losque la famille af Chapman habitait là, a inspiré Bellman à écrire Fredmans Epistel numéro 22, « Till the nybyggare på Gröna Lund » (« Au colon du Gröna Lund »). De même, le numéro 25 des Fredmans Epistlar, « Blåsen nu alla » (« Soufflez tout le monde ») contient des motifs de la pharmacie, dans laquelle il y a toujours une peinture murale montrant l’élément Eau en relation avec la peinture de Boucher Le triomphe de Venus, que le comte Carl Gustaf Tessin a achetée, et qui se trouve toujours à Stockholm. Le bâtiment abrite de nos jours l’administration du parc d’attractions Gröna Lund.
Lilla Allmänna gränd 3, Djurgården, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Mjölnargården [La ferme du meunier]
Mjölnargården date du début du 18ème siècle. Elle se trouvait dans un champ de minerai et comprenait aussi la maison de Bellman. Ce lieu était un restaurant pendant un certain temps au 18ème siècle. Cet endroit sert aujourd’hui de pâtisserie dans le parc d’attractions Gröna Lund.
Lilla Allmänna gränd 10, Djurgården, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Bellmanhuset på Djurgården [La maison de Bellman à Djurgården]
La maison de Bellman à Djurgården, Mjölnargården ainsi que d’autres maisons faisaient parti d’un complexe qui appartenait au chantier naval. Le fameux bousquet se trouvait probablement entre les deux maisons toujours préservées , c’est-à-dire à l’intérieur du parc d’attractions. Le toit et les murs du vestibule sont probablement peints par Petter Lorenz Hoffbro. Sur le chantier, il y avait des tavernes destinées au personnel et aux visiteurs. C’était ici ou au Mjölnargården que se déroulaient les actes du Fredmans Epistel numéro 62, « Angående sista balen på Gröna Lund » (« Le dernier bal à Gröna Lund ») et Fredmans Epistel numéro 12, « Elegie öfver Slagsmålet på Gröna Lund » («Elégie sur la bagarre à Gröna Lund »).
Långa gatan 4, Gröna Lund, Djurgården, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Bellmanbysten [Le buste de Bellman]
La taverne Bellmansro est réduite en cendres en 1952 et elle n’a jamais été reconstruite. Le nom provient du buste que Johan Niclas Byström a sculpté avec comme modèle le médaillon de Sergel, et qui était inauguré en 1829 dans « un endroit où Bellman aimait s’asseoir sous un chêne ». Lors de la mise en place du monumnet, on n’était pas sûr de ces détails. Le buste est la première sculpture publique en Suède qui a été érigée sur une personne n’appartenant pas à la royauté. La date d’inauguration a été fixée le 26 juillet, qui est aussi la date de la fête de Bellman à Stockholm.
Bellmansro, Djurgården, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Bellmanstaty [Statue de Bellman]
Hasselbacken a eu son nom d’après le bosquet de noisettiers qui ont été abattus en 1792 (hassel  = noisettier). L’endroit se trouvait près d’une taverne s’appelant Dunderhyttan, qui était le point de rencontres pour des excursions sur l’île Djurgården au temps de Bellman. La statue est une réplique en bronse d’après l’originale en zinc d’Alfred Nyström, qui se situe au Kräftriket. Le modèle de la statue datant de 1869 était August Strindberg.
Hasselbacken, Djurgården, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Nummerlotteriet [La loterie de numéros]
Bellman a eu le poste de secrétaire au Nummerlotteriet en 1776. La loterie a été créée par  Gustaf III en 1773, et elle avait ces locaux à cet endroit. Bellman gardait son poste jusqu’à sa mort. Il paraît qu’il louait des fois ce poste contre la moitié du salaire. Grâce à ce poste, Bellman pouvait s’intituler « Kungl. Hof-Secreterare » (« Secrétaire de la cour royale »).
La façade cache trois maisons du Moyen-Âge.
Svartmangatan 9, Gamla Stan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Högvakten, norra flygeln [Le corps de garde, l’aile du nord]
Pendant dix semaines du printemps de 1794, Bellman était emprisonné dans la partie appelée Högvaktsflygeln (« l’aile du corps de garde ») au Château de Stockholm à cause d’une dette de 102 riksdales (la monnaie suédoise de l’époque). Etant fonctionnaire, il ne devait pas être à la prison située dans la rue Hornsgatan. Néanmoins, le local était humide et froid, même si le lit naguère était celui du roi Frédérique. La cellule avait fenêtre sur la cour-arrière. C’était ici que Bellman écrivait son Levernesbeskrivning (ses mémoires) et buvait du vin aux cerises que la Dame d’Årsta lui apportait.
Le Château de Stockholm, Gamla Stan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Hemma hos Palmstedts [Chez les Palmstedt]
Au premier palier de l’appartement du coin habitaient l’ami d’enfance de Bellman, l’architecte Erik Palmstedt et son épouse Gustava. Dans les années 1790, l’auteur Carl Gustaf af Leopold, le compositeur Joseph Martin Kraus, l’organiste Johan Wikmanson, les frères artistes Elias et Johan Fredrik Martin et Bellman et pleins d’autres participaient lors des petits-déjeuners de Madame Gustava. C’était lors de ces occasions là que Bellman et Lovisa Bellman présentaient la chanson « Fiskarestugan » (« La cabane du pêcheur ») de Kraus et Bellman, en l’hommage de Madame Gustava. A droite de l’image, on peut voir la maison d’Ehrenstrahl. Ces deux endroits font de nos jours parti de l’école Storkyrkoskolan.
Svartmangatan 22, Gamla Stan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Ehrenstrahlska huset [La maison d’Ehrenstrahl]
La maison d’Ehrenstrahl date du 17ème siècle et était construite par le peintre David Klöcker Ehrenstrahl. Avec le temps, Peter Hinrich Fuhrman devenait propriétaire du lieu et par la suite ouvrait un bar à vin, où Bellman, Tobias Sergel et Erik Palmstedt s’y rendaient. Par ailleurs, Fuhrman était le beau-père d’Engela Friedlein, qui était la mère de l’épouse de Bellman, Lovisa Grönlund. Cette maison, ainsi que celle des Palmstedt, est construite sur les enceintes du vieux couvent Svartbrödraklostret et fait parti de nos jours de l’école Storkyrkoskolan.
Svartmangatan 22, Gamla Stan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Maria kyrka [L’église de Maria]
Dans le quartier à l’ouest de l’église, est né Bellman. Celui-ci a passé son enfance dans une maison situant sur la rue qui est aujourd’hui appelée Bellmansgatan. Il est baptisé dans l’église et son grand-père, le pasteur Michael Hermonius, était l’un des parrains. De sa maison d’enfance, il n’avait qu’à traverser le cimetière pour se rendre chez ses grands-parents au presbytère. L’histoire du Fredmans Epistel numéro 81, « Märk hur vår skugga » (« Remaquez nos ombres »), se déroule dans ce cimetière-même.
Hornsgatan, Södermalm, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Katarina kyrka [L’église de Katarina]
Aussi bien le Fredmans Epistel numéro 38, « Undan ur vägen » (« Attention, faites place ») que le Fredmans Epistel numéro 54, « Aldrig en Iris » (« Jamais un iris ») se déroulent dans le cimetière de l’église de Katarina. Ces deux chansons ont été composées pour l’enterrement de caporal Boman.
Högbergsgatan, Södermalm, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Platsen för krogen Terra Nova [Le lieu de la taverne Terra Nova]
La taverne des marins Terra Nova se situait dans l’immeuble au fond. L’histoire dans le Fredmans Epistel numéro 5, « Til the trogne Bröder på Terra Nova i Gaffelgränden » (« Aux frères fidèles à Terra Nova de la ruelle de Gaffelgränd »), a lieu dans cette taverne. La chanson commence par les mots « Käre bröder, så låtom oss supa i fred » (« Chers frères, soûlons-nous en paix »). Terra Nova est aussi mentionnée dans le numéro 2 du journal humoristique de Bellman, Hwad Behagas?.
Gaffelgränd, Gamla Stan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Platsen för krogen Amsterdam [Le lieu de la taverne Amsterdam]
Ici se déroule l’histoire dans le Fredmans Epistel numéro 78, « Fägne-Spel på Fader Didriks Namnsdag år 1780, sammanställt på Amsterdam, et Näringsställe i Stora Hopar gränd », qui commence par « Knappt Jeppe hant ur gluggen gå in » (« Jeppe est à peine entré par la porte »). Dans des journaux parodiques tels que Dagligt Allahanda för den 24 Augusti 1773 et Inrikes Tidningar, Stockholm, Torsdagen den 5 September, År 1782,  Bellman plaisante sur le fait que le nom de la taverne ressemble à celui de la ville d’Amsterdam. On ne sait pas où exactement dans la ruelle cette taverne des marins se trouvait.
Stora Hoparegränd, Gamla Stan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Krogen Clas på Hörnet [La taverne Clas på Hörnet (Clas au coin)]
La taverne Clas på Hörnet s’est ouverte en 1731 et a eu son nom d’après son premier propriétaire, Clas Browall. A l’époque de Bellman les activités de la taverne, alors gérées par l’ami de Bellman Petter Helin, ont connu beaucoup de succès. Cela est mentionné plein de fois dans la poésie et dans les drames de Bellman. Dans cette taverne se réunissait l’ordre Par Bricole, où Bellman était membre, et Bellman présentait ici des poésies rendant hommage aux amis, parmi eux le restaurateur lui-même. La taverne d’origine a été démolie, et ce qui reste des bâtiments de la cour est celle-ci, qui sert de nouveau de restaurant depuis 1984.
Le coin BirgerJarlsgatan/Surbrunnsgatan, Vasastan, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Krogen Lilla Hornsberg [La taverne Petit Hornsberg]
Le château Hornsberg a été construit au 17ème siècle par le comte et maréchal Gustaf Horn. Dans les années 1760 se détachait de là Lilla Hornberg, une taverne maritime nommée Fördärvet (‘La dépravation’), qui convenait bien aux excursions de la ville. En juillet 1779, Bellman a écrit ici un impromptu et en 1793 il a envoyé d’ici un billet en vers destiné à ses amis les Kempensköld à Tjälvesta. Il les a cependant fait croire que le billet a été envoyé de Tripoli et a été écrit par un domestique de la famille. La partie du bâtiment qui se situe au premier plan sur la photo est aussi la partie la plus vieille, peut-être du 17ème siècle.
Hornsbergs Strand 22, Kungsholmen, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Börshuset [La Bourse]
Le bâtiment a été dessiné et construit par l’ami de Bellman, l’architecte Erik Palmstedt, durant les années 1767-1778. La bourse, avec sa grande salle, était le principal local de fête de la ville bourgeoise. La fiancée de Bellman, Lovisa, est allée ici au bal masqué de la bourgeoisie. Le fiancé est resté à la maison écrivant un hommage rimé pour le retour de Lovisa. Dans le poème, Bellman l’encourage à jeter son masque pour que tous les invités au bal puissent voir que c’est elle la plus belle.
Stortorget, Gamla Stan, Stockholm

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Kräftriket [La taverne Kräftriket]
La taverne Kräftriket (‘Le règne des écrevisses’) est aussi nommée ’Första torpet’ (‘Le premier petit chalet’) (c’est-à-dire le premier en dehors de ce qui est maintenant Roslagstull) ou ’Katrineberg’, et elle était connue pour ses écrevisses délicieuses. Au début des années 1790, les Stockholmois aimaient pique-niquer ici, et le lieu avait vue sur le parc poyal Haga. L’histoire du Fredmans Epistel numéro 80, « Liksom en Herdinna » (« Comme une bergère ») se passe ici. August Strindberg posait pour la statue en zinc d’Alfred Nyström de 1869.
Kräftriket, Roslagstull, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Turkiska paviljongen [Le pavillon turque]
Avant que le pavillon soit construit et avant que la grande construction du château ait pu commencer, le roi Gustave III séjournait dans le ‘Vieux Haga’ (‘Gamla Haga’) à Hagaparken (le parc de Haga). Dans le ‘kiosque’ turque (kiosque est d’ailleurs un mot d’origine turque), dessiné par Louis Mareliez, on jouait au Saint Sylvestre de l’année 1789  la pièce de théâtre de Bellman Dramatiska sammankomsten, dans laquelle les acteurs du Théâtre Dramatique Royal discutent le répertoire, la distribution des rôles, les costumes, mais surtout le nouveau règlement de théâtre. Les acteurs jouaient les uns les autres et tout se finit par un hommage au roi.
Gamla Haga, Hagaparken, Solna

 

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Texte et photo: Olof Holm

Gustaf III:s paviljong och Ekotemplet [Le pavillon de Gustave III et le temple Ekotemplet]
Du château de Haga seulement la base été érigée. On n’avait peut-être pas l’intention de créer une ‘fonction de vielle femme’ (‘åldfruämbete’), mais Bellman a écrit une supplique pour que sa Lovisa soit considérée lors d’un engagement, et il a joint la chanson de Haga, Fredmans Sång numéro 64 « Fjäril’n vingad syns på Haga », qui est maintenant tellement connue. Le château n’a jamais été construit, il n’y a pas eu de poste de ‘åldfru’, il ne reste que le pavillon du roi, le temple Ekotemplet – et un des trésors musicaux de la Suède.
Hagaparken, Solna

 

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Texte et photo: Olof Holm

Karlbergs slott [Le château de Karlberg]
Parmi tous les ordres dont Bellman était membre, Augustiorden (l’Ordre d’août) était le plus politique, destiné à honorer et soigner le souvenir du coup d’état de Gustave III le 19 août 1772. Les membres se réunissaient dans l’Hôtel de ville du sud, à Sabbatsberg et ici, au château royal de Karlberg, dans l’orangerie, qui n’existe plus aujourd’hui. Dans un appartement dans la partie Est de l’orangerie, Bellman habitait à plusieurs reprises avec sa famille.
Karlbergs slott, Stockholm

 

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Texte et photo: Olof Holm

Elfvik gård, Lidingö [La ferme d’Elfsvik à Lidingö]
La ferme d’Elfvik a été achetée par l’orfèvre de Cour Petter Widman et sa famille en 1775. Widman et Bellman étaient des bons amis et tous les deux étaient membres de l’ordre Arla Coldinu Orden. Les deux soutenaient Gustave III. Jusqu’à la mort de Widman en 1791, Bellman était souvent invité à Elfsvik, et là, il mettait en scène des divertissements et chantait sur ce lieu dans beaucoup de chansons, par exemple la chanson propre aux habitants de Lidingö « Glada bygd så täckt belägen » ; la première chanson de Bellman ayant comme mélodie celle qui est de nos jours plutôt associée à « Fjäril’n vingad », (nuls des fiers habitants de Lidingö manquent de faire remarquer ce fait). Fredmans Sång numéro 21, « Så lunka vi så småningom » a elle aussi été chantée pour la première fois à cet endroit.
Elfvik, Lidingö